Comme 800 millions de chinois, 5 millions de français et quelques 4 milliards de personnes dans le monde j'ai suivi le 8/8/2008 la cérémonie d'ouverture des J.O de Pékin. Sauf que comme
quelques peu de tunisiens j'ai fini de suivre l'émission d’Hannibal TV "L'événement" (Al-7adath) présentée par Nabil Gabsi. Curieusement, le T-shirt du nouvel animateur m'est apparu assez bizarre
quand même, en faisant un peu plus attention:...Surprise : l'animateur porte le T-shirt portant le nom de la marque de bière Corona : Je me félicite ! Vérifiez par vousmême ici
J'espère du fond du cœur que l'animateur l'a fait exprès (serait-ce l'annonce de l'arrivée de Corona en Tunisie ??) mais j'en doute vu le niveau intellectuel très bas de nos animateurs (ignorent
ce qu’est la Corona, mon Dieu qu’est qu’ils ratent) ainsi que leur recours surtout en début de carrière à la fripe ou bien aux présents des ZMIGRIS de leurs familles!!
Après une petite expérience acquise lors de ma présence au TEXMED (salon euro-méditerranéen de l’habillement) en tant qu’exposant représentant une firme français pas encore présente en
Tunisie. Je peux affirmer qu’on est loin du compte.
Je ne sais pas c’est quoi ce sentiment que j’ai, quand je m’intéresse à un sujet, d’abord je crois que tout va bien puis c’est le revirement je commence à noter les
lacunes. Bizarre !
Pour revenir au textile, la stratégie que le secteur devait suivre pour rester compétitif a tout simplement foirée. Petite explication à vous ensuite de me dire le degré de justesse de mon
analyse. Depuis la promulgation de la fameuse LOI 72, le secteur textile n’a cessé de se développer augmentant ainsi le PIB, réduisant le chômage et le déficit de la balance
commerciale. Premier test pour le secteur, l’accord de libre échange avec l’UE (EUROMED) : réussi et même excellent puisque c’est carrément le ras de marré du textile
tunisien en Europe, Jusqu’au démantèlement des accords multi-fibres ou là, premier choc pour le textile, on commençait à compter les victimes. Après cette « petite » secousse, un nouvel
équilibre s’établât sur le marché.
Le problème est que : comme on est un pays très centralisé ou le secteur privé est peu entreprenant et que les stratégies sont toujours mises en œuvre par le gouvernement. Ce même
gouvernement avait prévu des changements structurels: après avoir passé une trentaine d’années à faire de la sous-traitance, le temps était venu pour nous de devenir des co-traitants pour
préparer la phase final du produit fini à grande valeur ajoutée. Sauf que d’abord on a été devancé par le Maroc, ensuite on rame encore dans ce système bureaucratique où la paperasserie empêche
simplement de faire du business comme on l’entend. Pour être compétitif dans la Co-traitance il faut appliquer le Just-In-Time, les clients délèguent aux fournisseurs et c’est à ce dernier donc
d’être réactif mais finalement que peut-on lui reprocher si sa marchandise se trouve bloquer sur le quai du port pendant 2 semaines à cause de formalités « bidons »,
c’est malheureusement le cas. Jamais une généralité, les décisions prises ne manquent pas d’audace mais leur application entre les différents services institutionnels reste difficile voire même
contraignante. Pour sauver ce secteur, pour lui garantir un avenir stable à Long Terme, il faut être plus audacieux que jamais, puis, il faut que le gouvernement se désengage
opérationnellement de ce secteur après tout si le secteur privé ne veut pas survivre le gouvernement ne pourra rien y faire !
dear beer, my teddy bear, my only peer, you learned me the "no fear" to forget
tears along the years, I give you my ears, if you are standing here I will be near, I leer with a lot of "desire" while I'm forgetting the drinks like water and fruits like pear. It's getting so
queer, I veer my career and my life had to sheer from dream to be an engineer to a seer.
36 millions d’habitants + Ressources naturelles importantes + 0 dettes = Boom économique !
Il parait loin le temps de la guerre civile, du AIS, FIS et GIA seuls contraintes qui empêchaient l’Algérie de se tourner vers son avenir. Désormais, c’est chose
faite.
L’Algérie avance, avec des pas peu sûrs, mais avance quand même appuyée par un gouvernement qui a récemment supprimé sa dette extérieure (presque), avec des multinationales qui commencent à
investir au/le pays et une chine qui s’implante avec ses sociétés, sa main d’œuvre et comme partout avec ses produits. L’image de l’économie reste très influencée par les hydrocarbures qui
faussent les données mais une chose est sûre :hors hydrocarbures la croissance algérienne dépasse les 6 % et les flux d’investissement sont des plus importants de la zone
Euro-méditerranéenne.
La Tunisie est un des acteurs principaux de l’économie algérienne, on la retrouve en deux temps : d’abord, pendent la guerre, de crainte de l’insécurité au pays, certaines
multinationales ont mandaté des entreprises tunisiennes pour prendre le risque et faire le boulot à leur place, mais aussi de petits entrepreneurs ont copié le model des immigrés libanais aux
pays africains en guerre et ont investit leur petite fortune en Algérie avec des résultats probants. Ensuite vient l’ouverture, là les entreprises tunisiennes se trouvent au milieu des grands
groupes internationaux et ont du montré leur compétences pour prendre une part du gâteau cette fois ils ont un avantage qui se révélera assez intéressant par la suite qui est la connaissance du
pays et le milieu des affaires en Algérie c’est ainsi que des Karoui, Mzabi, Mabrouk, Bouricha… Bref on retrouve les grands noms qui investissent.
Mais qu’est ce qui pourra freiner l’Algérie ? Rien, pas même des attentats terroristes (11 avril 2007 n’a rien changé) avec un baril qui atteint des records historiques
quotidiennement, l’Algérie ne risque rien ! Cette croissance pousse avec elle non seulement le pays en soi mais aussi son voisin la Tunisie (pipe-line, tourisme,
investissement…) donc quand l’Algérie rit, la Tunisie fait de même… : - ))
Le paysage publicitaire tunisien (PPT) souffre, les tunisiens se rendent compte de plus en plus qu’on beigne encore dans la débilité non seulement au niveau du spot mais aussi le message qui
reste souvent sans réel impact, je prendrais bien l’exemple du slogan de PEAUDOUCE : dima chey7a w toshreb barsha, littéralement toujours sec et absorbe beaucoup mais qui peut se comprendre
aussi si l'on ignorait le produit «toujours sans un rond et boit beaucoup».
il y a aussi la campagne de HENKEL aussi débile que ça y’a pas ! : Des femmes brandissant les produits Henkel et un geste de champion avec la main, Henkel continue quelques mois plus tard
dans cette adynamie, l’agence FP7 MC CANN lui signe une campagne sans précédent en Tunisie en terme de moyens déployés mais vide de contenu (rappelez vous les hommes habillés en scaphandre qui
sillonnaient tout le territoire).
Jusqu'à quand en Tunisie, devra-t-on supporté ce vide, cette monotonie, cette pauvreté, cette stérilité ? Quand est ce qu’on verra des spots créatifs et drôles ? Nos 1500 morts sur les routes
ne méritent-ils pas une campagne choc sur la prévention routière ? Malgré notre dernière place maghrébine (méritée) en terme d’investissements publicitaires (60 M€ contre 300 M€ au Maroc et
100 M€ en Algérie) doit-on mettre notre argent n’importe où et les dépenser n’importe comment ?
Je crois que ce qu’il manque vraiment en Tunisie c’est des personnes créatives qui savent dénicher des idées et des slogans sans eux on restera toujours dans cette médiocrité publicitaire,
et le comble est que comparé aux autres pays maghrébins on jouit d’une certaine liberté audiovisuelle c’est-à-dire qu’on peut faire passer toute sortes de messages sur nos écrans, on devra saisir
l’occasion et élargir cette liberté et laisser parler le ciseau et surtout pas parler à sa place ! Mais une lueur d'espoire existe toujours comme en témoigne cette pub. Je recommande aux
personnes interessés et ceux qui le connaissent pas encore leblog suivant : Génial !
Quelle formule faut-il proposer pour lutter contre le piratage en Tunisie ?
Il est vrai que le piratage ne concerne pas que la Tunisie mais bien le monde entier. Par contre ce qui est propre à notre pays (peut-être à quelques autres) c’est l’absence de support légal et
dans ce cas la copie d’un support original inexistant en Tunisie constitue-t-elle un crime puni par la loi ?
L’absence sur la scène nationale de grandes maisons de disques ou des grands studios avec leurs filiales de distributions mais aussi des magasins spécialisés comme Virgin Mégastore ou encore la
Fnac en France laisse le champ libre au marché parallèle et puisque ces derniers n’ont aucun intérêt valable en Tunisie vu la dimension négligeable du marché donc le seul gardien contre le
piratage c’est l’état, OOORRRR ce dernier estime que le piratage est dit de la copie illégale d’un support tunisien (film tunisien, chansons….) donc pour le reste et c’est vrai !! Qu’ils
viennent faire leur travail eux-mêmes !!
Et en supposant qu’un jour un magasin spécialisé ou une maison de disque ouvre en Tunisie alors quelle sera la formule proposée ? Est ce qu’on aura droit à un CD original ou a un DVD a 5
dinars ? Verra-t-on tous les petites boutiques qui vendent les DVD fermées une par une ? Et avoir ainsi des milliers de chômeurs en plus. Il faut dire qu’un certain moment Carrefour a
proposé des DVD originaux mais leur prix était à mourir de rire 20,25 dinars mais le plus étonnant c’est qu’ils étaient a cote des dvd pirates a 5 dinars, le fait que carrefour propose du piraté
et bel et bien la preuve du laxisme ambiant
Il ya certes du changement dans l’air surtout pour les logiciels (initiative de Microsoft) mais il y a encore beaucoup de chemin à faire, en 2004 plus de 80% des logiciels
vendus en Tunisie était des piratés (source BSA).
Bien que je l’aie vu il y a plus d'un an, Borat est devenu dernièrement à mes yeux un film culte que j'ai déjà visionné une bonne vingtaine de fois combien il est drôle, la raison est toute
simple. Borat en français n'a rien à voir avec celui de la version originale. Alors un conseil a tout ceux qu'ils ne l'ont vu qu'en français: revisonnez-le !
Cette histoire me conduit à penser que comme l'exemple de Borat combien ai-je raté de film en le voyant qu'en français, et puisque ce n'est pas la première fois que je fais ce constat. Pour
Carlito's way ou l'impasse si vous voulez, pour Find me guilty ou jugez moi coupable et j'en passe c'est toujours la même déception.
On continue en Tunisie de vivre en autarcie dans certains secteurs primordiaux. Pour le transport aérien, l’état est alarmant. Notre compagnie aérienne nationale continue d’appliquer un monopole
aveugle alors qu’en Europe les prix de vols charters des compagnies Low-cost avoisinent la gratuité.
Nous en Tunisie, on paie des sommes folles pour se rendre à des destinations que d’autres pourtant issues des pays développés et riches y vont pour presque rien. Je m’en fous que ça soit un vol
régulier ou charter, l’important c’est le prix que je mets. Si l’on compare, à pouvoir d’achat égal, un billet Tunis-paris reviendrait à plus de 2000 euros ! Hallucinant non ??
Pour y remédier, il suffirait d’ouvrir notre ciel aux vols charter pour les tunisiens en partance de la Tunisie. Le seul hic de l’histoire, si la chose se fait, est que Tunisair coulera comme une
veille épave. En Slovaquie, après l’ouverture de l’espace aérien aux vols charters, la compagnie aérienne nationale et operateur historique du secteur Slovak Air a fait faillite et c’est
maintenant une compagnie à prix cassé Sky Europe qui détient le monopole. Serait-il le cas en Tunisie ? Sans doute !
Une autre solution peut être envisagée : celle que Tunisair joue le jeu et propose elle-même des formules low-cost au départ des aéroports tels que Sfax ou Tabarka encore là peu utilisés.
Ainsi garantit-elle un monopole pour encore un temps ; il n’y a que du bon dans l’histoire. les vols réguliers marcheront pour les plus pressés, les plus aisés ou ceux qui paieront pour les
services, les autres auront droit au charter. Moi je dis que c’est faisable et tout est au profit du tunisien.
Je ne vais pas vous parler de recette de grand-mère mais d’une association que je viens tout juste d’en être membre. C’est L’AIESEC, je ne vais pas trop tarder sur les
explications mais en deux mots it’s the world’s largest student organization avec plus de 23000 membres (le chiffre fait peur) répartit dans 101 pays (ça parle).
Pour être franc, l’Aiesec je connais depuis 3 ans mais il ne m’est pas venu à l’esprit d’en faire partie jusqu’au jour où des amis à moi déjà membres m’ont éclairé sur leur travail ; c’est
ce qu’on appelle du recrutement.
Ce que peut te donner l’Aiesec, surtout en Tunisie, tu ne peux le trouver nulle part. L’occasion de connaitre du monde du bon et du moins bon, l’occasion de voyager, pas pour faire du tourisme
appareil photo à la main loin de là, on voyage pour apprendre des cultures on vit chez les gens avec eux et on se rencontre pour discuter, dialoguer et communiquer, sans tensions ni incidents. A
travers des événements organisés partout dans le monde des milliers de personnes se mélangent et se tiennent la main pour quelques jours donnant la plus belle des leçons :
la paix. Je sais que c’est con de le dire tout cru comme ça mais c’est tellement vrai et sincères, tellement joyeux et sans artifices que l’on ne peut s’empêcher de le dire et de le crier.
Je m’impatiente de vivre ce que ça donnera un congrès international, comment je me sentirais entourés de tout ce monde…. Uuhhhhhm j’en ai déjà des frissons.
Autre chose et pas des moindres, Aiesec donne l’opportunité à plus de 5000 jeunes chaque années de partir faire un stage à l’étranger pour des périodes allant de 2 mois à 1 an et demi, chose
impossible à faire si l’on procède à cette démarche tout seul. C’est incroyable ce que c’est intéressant.
L’Europe n’a pas fini de tutoyer ce pays sans respect, au vu de cette image on comprend comment la Turquie s’impatiente de faire partie de ce club pabs si fermé que ça !!
On attend la couronne d’étoiles sur les plaques d’immatriculation mais on attend aussi le jour où la Turquie fera partie des nations non plus puissantes-ce qu’elle est aujourd’hui- mais aussi
dominantes car son entrée à l’union ne se fera pas aussi banalement que la Bulgarie, Croatie, Malte et autres, ca sera cette fois beaucoup plus historique.
Les 70 millions de turcs à 99% musulmans n’encouragent pas l’UE à « foncer » dans le processus d’adhésion car certes le pays se présente comme laïque mais le retour en force de
l’intégrisme religieux inquiète bon nombre d’européens soucieux de voir ce club rester chrétien. Autre problème, qui n’est pas en faveur de la Turquie, est Chypre, l’adhésion de chypre à la
dernière expansion européenne a porté préjudice aux négociations bilatérales (euro-turc) car le conflit entre la Grèce et la turquie n’est pas prêt d’être résolu malgré quelques signes de
réconciliation. L’UE s’inquiète aussi des minorités vivantes sur le sol turc puisque quelques voix s’élèvent contre le gouvernement en appelant à plus de respect des droits de ces minorités en
particulier ceux de la minorité arménienne et dès que on parle d’Arménie en turquie tout le monde se fâche car loin du fait que le génocide arménien reste encore un sujet tabou et tout pays qui
le cite à l’international est vivement critiqué mais aussi l’exaction menée par l’extrême droite nationaliste turc à l’encontre de cette minorité. Se contenter de dire ce qui précède n’est que
l’ombre d’une vérité car Ankara se force et se tord pour plaire à l’Europe et cherche des arguments qui sont, objectivement, de poids. L’effervescence que l’on note de
l’économie turque qui pointe à 7-8% de croissance annuelle loin des taux timides de l’Allemagne et de la France pourtant cités comme modèle font de la Turquie la Chine de l’Europe. D’Istanbul en
passant par Bursa, Izmir jusqu’à Ankara les grands projets se suivent et se poursuivent la Turquie misent sur le développement durable et se trouve aider par une économie stable et croissante
dans laquelle naissent des entreprise puissantes à l’échelle internationale et qui ne font pas que dans le textile comme T.A.V ou Sabancı ou encore Celebi. Autre domaine dans le quel, les turcs
font beaucoup d’effort est le social et les questions des droits de l’Homme, renouvellement des prisons vétustes et surchargées, rééquilibrage des salaires dans le public comme dans le privé,
véritable système de promotion de l’emploi etc... . Ceux qui, la Turquie des années 70,80 leur plaisait, ceux qui ont aimé Midnight Express seront sans doute déçus tant le
progrès a retourné le pays. Ne demandez pas ce que l’Europe peut faire pour la Turquie, mais demandez ce que la Turquie peut faire pour l’Europe ; c’est ce que sans doute dirait J.F.Kennedy
s’il était encore en vie mais pour être honnête avec ce pays et avec ce peuple intègre et chaleureux, je ne sais pas si , comme le veut N. Sarkozy, une relation privilégiée avec la Turquie serait
suffisante pour combler les dégâts que peut engendrer une réponse négative a la demande turque que ce soit au niveau économique que sociale ou même psychologique. Enfin je dirais que je suis
totalement pour une Turquie à 100 % européenne même s’il me faudra un visa pour la visiter.