Je suis Jeune et Tunisien à la fois, c'est rare de nos jours avec les ravages que fait le tabac. Le comble c'est que je fume .... à méditer.
L’Europe n’a pas fini de tutoyer ce pays sans respect, au vu de cette image on comprend comment la Turquie s’impatiente de faire partie de ce club pabs si fermé que ça !!
On attend la couronne d’étoiles sur les plaques d’immatriculation mais on attend aussi le jour où la Turquie fera partie des nations non plus puissantes-ce qu’elle est aujourd’hui- mais aussi dominantes car son entrée à l’union ne se fera pas aussi banalement que la Bulgarie, Croatie, Malte et autres, ca sera cette fois beaucoup plus historique.
Les 70 millions de turcs à 99% musulmans n’encouragent pas l’UE à « foncer » dans le processus d’adhésion car certes le pays se présente comme laïque mais le retour en force de l’intégrisme religieux inquiète bon nombre d’européens soucieux de voir ce club rester chrétien. Autre problème, qui n’est pas en faveur de la Turquie, est Chypre, l’adhésion de chypre à la dernière expansion européenne a porté préjudice aux négociations bilatérales (euro-turc) car le conflit entre la Grèce et la turquie n’est pas prêt d’être résolu malgré quelques signes de réconciliation. L’UE s’inquiète aussi des minorités vivantes sur le sol turc puisque quelques voix s’élèvent contre le gouvernement en appelant à plus de respect des droits de ces minorités en particulier ceux de la minorité arménienne et dès que on parle d’Arménie en turquie tout le monde se fâche car loin du fait que le génocide arménien reste encore un sujet tabou et tout pays qui le cite à l’international est vivement critiqué mais aussi l’exaction menée par l’extrême droite nationaliste turc à l’encontre de cette minorité. Se contenter de dire ce qui précède n’est que l’ombre d’une vérité car Ankara se force et se tord pour plaire à l’Europe et cherche des arguments qui sont, objectivement, de poids. L’effervescence que l’on note de l’économie turque qui pointe à 7-8% de croissance annuelle loin des taux timides de l’Allemagne et de la France pourtant cités comme modèle font de la Turquie la Chine de l’Europe. D’Istanbul en passant par Bursa, Izmir jusqu’à Ankara les grands projets se suivent et se poursuivent la Turquie misent sur le développement durable et se trouve aider par une économie stable et croissante dans laquelle naissent des entreprise puissantes à l’échelle internationale et qui ne font pas que dans le textile comme T.A.V ou Sabancı ou encore Celebi. Autre domaine dans le quel, les turcs font beaucoup d’effort est le social et les questions des droits de l’Homme, renouvellement des prisons vétustes et surchargées, rééquilibrage des salaires dans le public comme dans le privé, véritable système de promotion de l’emploi etc... . Ceux qui, la Turquie des années 70,80 leur plaisait, ceux qui ont aimé Midnight Express seront sans doute déçus tant le progrès a retourné le pays. Ne demandez pas ce que l’Europe peut faire pour la Turquie, mais demandez ce que la Turquie peut faire pour l’Europe ; c’est ce que sans doute dirait J.F.Kennedy s’il était encore en vie mais pour être honnête avec ce pays et avec ce peuple intègre et chaleureux, je ne sais pas si , comme le veut N. Sarkozy, une relation privilégiée avec la Turquie serait suffisante pour combler les dégâts que peut engendrer une réponse négative a la demande turque que ce soit au niveau économique que sociale ou même psychologique. Enfin je dirais que je suis totalement pour une Turquie à 100 % européenne même s’il me faudra un visa pour la visiter.